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Instabilité et luxation de l'épaule - Paris

Vous avez subi plusieurs luxations de l’épaule, et chaque épisode survient pour des gestes de plus en plus anodins ? Vous vivez désormais avec la peur permanente de la « rechute » lors d’un sport, d’un faux mouvement, parfois même la nuit ?

Cette situation porte un nom : l’instabilité antérieure chronique de l’épaule.

Lorsque la rééducation et les traitements médicaux ne suffisent plus, l’intervention de Latarjet — encore appelée butée coracoïdienne ou butée d’épaule — apporte une solution durable, fiable, qui a fait ses preuves depuis plus de soixante-dix ans.

Spécialiste de la chirurgie de l’épaule à Paris, le Docteur Emmanuel DAHAN  pratique cette intervention quotidiennement  à la Clinique Jouvenet (Paris) et à la Clinique Ambroise Paré-Hartmann (Neuilly sur Seine).

Cet article vous explique de façon transparente le principe, les indications, le déroulé, la récupération et les résultats à attendre.

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Intervention de Latarjet (butée d’épaule) à Paris : la solution durable contre la luxation récidivante

Pourquoi votre épaule se déboîte-t-elle à répétition ?

L’articulation de l’épaule est la plus mobile du corps humain.

Cette mobilité a un prix : la stabilité dépend essentiellement des structures « molles » (ligaments, capsule, bourrelet glénoïdien), de la congruence osseuse et des muscles de l'épaule (muscles de la coiffe des rotateurs, deltoïde, biceps, axio-scpaulaires).

Lors d’une première luxation, ces structures sont lésées :

  • le bourrelet antérieur peut se désinsérer (lésion de Bankart),

  • la tête humérale peut s’impacter contre le bord glénoïdien antérieur (encoche de Hill-Sachs),

  • la rebord antéro inférieur de la glène peut se fracturer (Bankart osseux).

Plus les épisodes se répètent, plus ces lésions s’aggravent, et plus le risque de luxations futures augmente.

Chez le sujet jeune et sportif, le taux de récidive après une première luxation peut dépasser 70 % sans prise en charge.

En quoi consiste l’intervention de Latarjet ?

L’intervention, décrite par Michel Latarjet en 1954, repose sur un principe ingénieux. Le chirurgien prélève un petit fragment osseux à la partie antérieure de l’omoplate (la coracoïde), accompagné des tendons qui s’y insèrent (tendon conjoint - coraco biceps et coraco brachial), puis le fixe au bord antérieur de la glène à l’aide de deux vis. Cette butée osseuse apporte une triple protection :

  1. Effet « cale » : le fragment empêche mécaniquement la tête humérale de partir en avant.

  2. Effet « hamac » : les tendons transférés viennent renforcer la capsule antérieure de l’épaule lors de la position du bras en armé.

  3. Effet « réparation » : la capsule articulaire est suturée à la coracoïde transférée, restaurant la stabilité capsulo-ligamentaire.

C’est le seul geste chirurgical qui agit simultanément sur les trois facteurs de stabilité. Cette « triple stabilisation (triple verrouillage) » explique l’extrême fiabilité du Latarjet : un taux de récidive inférieur à 5 % à 10 ans, même chez le sportif de contact (rugby, judo, handball, escalade…).

Pour qui l’intervention de Latarjet est-elle indiquée ?

Une butée d’épaule est indiquée lorsque les cas suivants:

  • Au moins deux épisodes de luxation documentés (ou un épisode et une appréhension chronique invalidante)

  • Lésions osseuses significatives : lésion glénoïdienne antérieure  ou encoche de Hill-Sachs 

  • Hyperlaxité ou pratique d’un sport à risque (sport de contact, sport au-dessus de la tête).

  • Score ISIS (Instability Severity Index Score) élevé (> 5) qui pronostique un risque d’échec d’une simple réparation arthroscopique (Bankart arthroscopique).

À l’inverse, lorsque la première luxation survient chez un patient peu sportif, sans déficit osseux et sans hyperlaxité, une réparation arthroscopique de Bankart peut être suffisante. Le choix entre Bankart et Latarjet est l’enjeu central de la consultation : il dépend de votre profil, de votre âge, de votre sport, du nombre d’épisodes et du bilan radiologique (Radiographie, scanner avec mesure 3D de la perte osseuse, arthro scanner).

Comment se déroule l’opération ?

L’intervention est réalisée en ambulatoire (entrée et sortie du patient le jour même) et dure entre 60 et 90 minutes. Elle est réalisée sous anesthésie générale, le plus souvent associée à un bloc interscalénique pour le confort post-opératoire.

Une cicatrice antérieure de 5 à 6 cm est nécessaire ; la voie deltopectorale, peu agressive pour les muscles, permet une récupération rapide.

Dans de rares cas appropriés, le Dr Emmanuel DAHAN propose la technique arthroscopique, qui réduit la cicatrice et permet de traiter dans le même temps des lésions associées.

Les suites immédiates

L’épaule est immobilisée dans une attelle simple (coude au corps) pendant 3 semaines. La douleur post-opératoire est  contrôlée par des antalgiques classiques qui doivent être démarés avant la levée de l'anesthésie  pour une meilleure efficacité. La cryothérapie est importantes les premiers jours.

Le pansement sec est conservé une quinzaine de jours, jusqu’à l’ablation des fils.

Une consultation de contrôle est programmée à 4 semaines avec votre chirurgien pour vérifier le bon deroulé de la rééducation.

Rééducation et reprise des activités

La rééducation est la clé du succès, et le Dr Emmanuel DAHAN organise en lien étroit avec Julie Lahmi, kinésithérapeute spécialisée en rééducation de l’épaule, la rééducation post opératoire.

Le protocole post opératoire repose sur 3 phases : 

  • Premier mois : Entretien des mobilités du complexe articulaire de l'épaule et permettre la reprise progressive des activités de la vie quotidienne

  • 2ème et 3 ème mois post opératoire : Réintégration du membre opéré dans les activités quotidiennes  sans douleur. Renforcement musculaire progressif (coiffe, omoplate, chaîne fonctionnelle).

  • A partir du 4ème mois  : Réathlétisation du membre opéré avec levée de toute apprehénsion motrice. 

Une consultation pluridisciplinaire conjointe chirurgien-kinésithérapeute est proposée à chaque jalon clé. Cette prise en charge coordonnée explique en grande partie nos résultats : reprise du travail sédentaire à 2 semaines, conduite à 6 semaines, sports « en ligne » (course, vélo, natation) à 3 mois, sports de contact et de lancer à 4-5 mois.

Protocole de rééducation après butée d'épaule fait conjointement par le Dr Emmanuel Dahan & Julie Lahmi.

Résultats à attendre, complications possibles

Les études internationales et notre expérience confirment :

  • Stabilité à long terme : récidive <5 % à 10 ans, < 6 % chez le sportif de contact.

  • Indolence : 90 % des patients sont satisfaits ou très satisfaits.

  • Reprise sportive : 85 à 90 % des patients reprennent leur sport au même niveau.

Les complications, rares, doivent être connues : hématome (≈ 2 %), consolidation osseuse imparfaite ou pseudarthrose de la butée (1-3 %), gêne sur le matériel d’ostéosynthèse (parfois nécessite une ablation différée), neuropraxie transitoire du nerf musculo-cutané. Le risque infectieux est inférieur à 1 % grâce aux protocoles d’asepsie modernes et à l’antibioprophylaxie.

Foire aux questions

  • Quelle est la durée d’arrêt de travail après un Latarjet ?

De 2 semaines pour un travail purement sédentaire à 3 mois pour un travail manuel lourd. Comptez en moyenne 4 semaines pour un poste de bureau standard.

  • Le Latarjet est-il douloureux ?

La douleur post-opératoire immédiate est bien contrôlée par le bloc anesthésique, les antalgiques et la cryothérapie. Au-delà des 10 premiers jours, l’intervention est généralement peu douloureuse.

  • Peut-on faire un Latarjet sous arthroscopie ?

Oui. La technique arthroscopique est possible et adaptée dans certains cas précis notamment en cas de lésion associées à traiter dans le même temps.

  • À quel âge peut-on opérer ?

Le Latarjet peut être réalisé chez tout adulte, dès la fin de la croissance osseuse (16-18 ans). Il n’y a pas de limite d’âge supérieure, même si il n'est pas conseillé de réaliser un Latarjet chez une femme après 50 ans en raison de la qualité osseuse et du risque de fracture de la butée.

  • Reprend-on le sport au même niveau ?

Dans plus de 85 % des cas, oui. La reprise nécessite 4 à 6 mois de rééducation rigoureuse.

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